|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
à la fédération |
|
| |
|
 |
|
|
|
|
|
Arthrogrypose et stratégie de lutte
|
|
|
|
| |
|
1. Qu'est-ce que l'arthrogrypose?
L'arthrogrypose multiple congénitale (AMC) est une maladie, que l'on rencontre chez différentes sortes de mammifères ainsi que chez l'être humain. Chez l'individu concerné, les articulations des membres sont raides, présentent aussi souvent des angles anormaux, qui empêchent ainsi la mobilité normale des membres. Certaines formes ont une cause génétique, d'autres non (par ex. infections virales, etc.).
Chez nos porcs, l'augmentation des cas semble avoir un arrière-fond génétique. Pour les porcelets concernés, ce sont les membres avant – ou moins souvent l'ensemble des membres – qui sont touchés (cf. illustration 1). Fréquemment on constate également une tendance "au dos de carpe". Dans la plupart des cas, les porcelets naissent morts-nés, resp. sont incapables de survivre.
|
|

Illustration 1: signes cliniques de l'athrogrypose multiple congénitale (AMC)
|
| Début de la Page |
| |
|
2. Transmissibilité récessive
La forme AMC observée chez nos porcs est autosomique et récessive (cf. illustration 2). Les porcelets malades ont hérité d'une variante d'un gène de chacun de leurs deux parents. Ces derniers sont porteurs, mais eux-mêmes ne sont pas malades. Cette maladie héréditaire étant relativement peu répandue, il est rare que deux animaux porteurs soient accouplés pour produire des porcelets malades. En raison de la rareté, il peut se passer beaucoup de temps jusqu'à ce que les animaux porteurs soient détectés, ce qui complique la lutte contre cette maladie héréditaire.
Chez nous, c'est essentiellement le Grand Porc Blanc (GPB) qui est atteint pour l'instant. Toutefois, cette maladie touchant différentes espèces de mammifères, il est tout à fait possible que d'autres races puissent être touchées.
Certains anciens verrats IA étant soupçonnés d'être des animaux porteurs, l'AMC semble être en progression et doit donc être combattue sur le plan de l'élevage. Sur la base des données disponibles jusqu'à présent, il semble que la responsabilité de la propagation de l'AMC chez nous soit due au verrat IA 1-2401-JN Hift, né en 1990.
|
|

Illustration 2: l'AMC est autosomique et récessive (K est la variante du gène responsable de la maladie, N la normale). Lorsque 2 animaux porteurs sont accouplés, on doit s'attendre à 25% de descendants atteints (K/K), 50% de porteurs sains (K/N) et 25% d'animaux sains non -porteurs (N/N).
|
| Début de la Page |
| |
|
3. Aucun test ADN n'est disponible pour l'instant
A l'EPF de Zurich, un projet a démarré au laboratoire de typage du sang du Prof. Peter Vögeli. L'objectif est de développer un test ADN permettant d'établir un diagnostic. SUISAG et Suisseporcs soutiennent financièrement ce projet de recherche. Les premiers résultats sont attendus au plus tôt dans une année et, jusqu'au test, il faudra encore attendre un certain temps.
Jusqu'à ce qu'un tel test soit disponible, il n'existe aucune autre stratégie de lutte que l'annonce et le relevé sans faille des cas qui surgissent, afin de pouvoir, sur la base de l'ascendance, déterminer les possibles animaux porteurs.
|
| Début de la Page |
| |
|
4. Manière de procéder dans les cas d'arthrogrypose
a) Annonce
Les cas d'arthrogrypose seront annoncés immédiatement à SUISAG en indiquant le couple parental, la date de naissance de la portée avec le nombre de porcelets nés et touchés par l'AMC. Il faudrait envoyer à l'EPFZ la queue des porcelets concernés, aux fins de futures analyses d'ADN dans le cadre du projet de recherche. D'entente avec SUISAG, il faudrait aussi faire parvenir à l'hôpital vétérinaire des porcelets touchés, afin de permettre un diagnostic précis. SUISAG a élaboré une liste avec les adresses et un formulaire d'annonce.
b) Mesures d'élevage
Les parents des porcelets touchés sont porteurs de la variante du gène responsable de la maladie. Il ne faudrait pas engager de descendants directs pour l'élevage. Le risque que des descendants sains soient porteurs et transmettent la variante du gène responsable de la maladie est beaucoup trop important (cf. illustration 2).
|
| Début de la Page |
| |
|
5. Stratégie de l'IA
Lors d'une annonce de descendants atteints, le verrat IA est soupçonné d'être l'animal porteur si la base des données le rend plausible et
- que l'hôpital vétérinaire émet également un diagnostic d'AMC pour les porcelets d'une portée annoncée ou
- que deux annonces indépendantes d'exploitations d'élevage ont été retenues.
Les verrats classés animaux porteurs sont retirés de l'élevage. Les animaux porteurs identifiés jusqu'à présent sont réunis ici.
Aucun verrat n'est acquis pour l'IA si son risque d'être un animal porteur dépasse 25% (à savoir que l'on accepte au max. l' un des grands-parents). Pour leurs descendants, le risque d'être porteur ne dépasse dès lors pas 12.5%.
Pour l'instant, il ne vaut pas la peine d'être plus strict, parce que
- nous ne sommes pas certains que, dans les cas annoncés, il s'agit réellement de la forme génétique de l'AMC et
- qu'une procédure plus stricte restreindrait trop intensément l'étendue génétique de la population d'élevage.
|
| Début de la Page |
| |
|
6. Conclusions
- L'arthrogrypose multiple congénitale (AMC), qui apparaît chez le Grand Porc Blanc (GPB et GPBP) semble être une forme autosomique et récessive.
- Aucun test d'ADN, qui permettrait de déterminer les animaux porteurs, n'est encore disponible. L'annonce sans faille des cas à SUISAG et l'exclusion de l'élevage des animaux porteurs identifiés sont les seules possibilités de lutte.
- L'IA n'achète plus que des verrats dont le risque ne dépasse 25%.
|
| Début de la Page |
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|